La déclaration courageuse de Tigo sur les répercussions des réseaux sociaux
Le 23 avril 2026, une image d’une publicité de la compagnie de téléphonie Tigo circulait de manière virale sur les réseaux sociaux. Le lendemain, l’entreprise s’est vue dans l’obligation de réagir après la manipulation numérique d’un internaute. L’affiche, qui portait le message : « Depuis que je suis pospayé, je partage mes données avec tout le monde », a été détournée pour en déformer le sens.
Dans la version altérée, le message était : « Depuis que je suis prépayé, je partage mes données avec tout le monde. » Cette expression a des connotations péjoratives dans le contexte colombien, faisant écho à une stigmatisation particulière. La gravité de la situation ne passe pas inaperçue, car l’image d’une femme associée à de tels stéréotypes est en jeu.
Dans une vidéo de réponse, Tigo a exprimé que manipuler l’image d’une personne avec de l’intelligence artificielle représente une forme de violence numérique : « Son image lui appartient, tout comme la vôtre vous appartient. » Cette initiative a conduit la société à créer des affiches alternatives, non pas pour dénigrer, mais pour valoriser l’autonomie et la force des femmes, avec des messages tels que : « Depuis que je crois en moi, personne ne prend mes décisions » ou « Depuis que je comprends ma valeur, je suis plus autonome. »
Bon à savoir
- Impact des réseaux sociaux : Les plateformes numériques peuvent transformer une simple image en un phénomène global en quelques heures.
- Violence numérique : Cela désigne les actes de dénigrement ou de manipulation d’images portant atteinte à la dignité des personnes via les technologies digitales.
- Empowerment féminin : Les entreprises sont de plus en plus conscientes de l’importance de soutenir et d’encourager l’autonomie des femmes à travers leur communication.
- Rôle de l’intelligence artificielle : Bien utilisée, elle peut promouvoir des messages positifs ; détournée, elle peut causer des dommages significatifs à la perception et à l’image des individus.
À l’ère des influenceurs, cette actualité nous pousse à réfléchir sur la responsabilité qui accompagne la diffusion d’images et de contenus. Cela révèle une dynamique complexe entre pouvoir, perception et technologie. Devons-nous, en tant que consommateurs et créateurs de contenu, remettre en question nos interactions avec ce paysage numérique ? Il est impératif d’encourager un dialogue ouvert afin de bâtir un environnement virtuel qui soit respectueux et inspirant, loin des dérives.
