Les publications sur les réseaux sociaux du juge au cœur de l’appel du verdict sur les abus sexuels de Stephen Fane Noga

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Les publications sur les réseaux sociaux du juge au cœur de l’appel du verdict sur les abus sexuels de Stephen Fane Noga

Un ancien enseignant conteste un jugement sur des abus sexuels

Un ancien enseignant récemment poursuivi pour des allégations répétées d’abus sexuels a déposé un appel, affirmant que des publications sur les réseaux sociaux faites par le juge en charge de son affaire ont entravé son impartialité. Il a été poursuivi par l’une de ses anciennes élèves à propos d’abus présumés remontant aux années 1980, avec une action également intentée contre l’État de Tasmanie pour négligence dans son devoir de protection.

Le juge a octroyé à la plaignante des dommages-intérêts cumulés de 1,6 million de dollars, ordonnant à l’État de Tasmanie et à l’enseignant de verser ensemble 1,4 million de dollars, en plus de 200 000 dollars supplémentaires.

Dans l’avis d’appel déposé auprès de la Cour suprême de Tasmanie, il cherche à annuler ce jugement sur quatre bases. Les documents judiciaires soutiennent que les publications sur les réseaux sociaux du juge, généralement favorables aux victimes d’abus sexuels, pourraient créer une perception dPartialité.

Les avocats estiment que le soutien perçu du juge envers les victimes a influencé l’affaire. Les documents d’appel affirment également que le juge a « commis une erreur de droit » en ne considérant pas si les preuves de la plaignante satisfaisaient les exigences de rigueur attendues, donnée la gravité des accusations.

Il est souligné que la preuve de la plaignante, compte tenu de l’ancienneté des faits, aurait dû être examinée prudemment. Les abus sexuels, surtout quand ils remontent à près de 45 ans, sont souvent difficiles à prouver, mais leur gravité ne doit pas être sous-estimée.

Il conteste aussi les critiques du juge concernant ses propres témoignages, tout en demandant que les frais judiciaires soient à la charge de la plaignante. Ce procès civil a débuté récemment et la plaignante a déclaré que les abus avaient commencé alors qu’elle était élève à 16 ans. L’enseignant a nié ces allégations, affirmant avoir eu des relations consensuelles avec elle après sa majorité.

Bon à savoir

  • Procédure d’appel : L’appel vise à annuler la décision du tribunal pour cause d’impartialité.
  • Importance de l’impartialité judiciaire : Les antécédents sur les réseaux sociaux peuvent influencer le jugement.
  • Contexte des abus sexuels : Les affaires anciennes posent des défis juridiques uniques quant à la véracité des preuves.
  • Droits des victimes : Les victimes d’abus sexuels ont gagné en visibilité grâce aux mouvements sociaux.
  • Responsabilité légale : En droit civil, le fardeau de la preuve incombe à la partie plaignante.

Réflexion personnelle

L’affaire soulève des questions sur la responsabilité et la justice. À une époque où les réseaux sociaux influencent l’opinion publique et potentiellement les décisions judiciaires, il est crucial de garantir une justice véritablement impartiale. Comment construire un équilibre entre le soutien aux victimes d’abus et la préservation des droits de la défense ? Cette situation pousse à réfléchir sur l’influence, qu’elle vienne des victimes, des témoins ou des juges.


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