L’endroit idéal sur les réseaux sociaux pour les ados australiens !

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L’endroit idéal sur les réseaux sociaux pour les ados australiens !

L’équilibre des réseaux sociaux : une étude révélatrice

YouTube, TikTok et Snapchat sont des plateformes de médias sociaux interdites aux adolescents australiens de moins de 16 ans. Alors que la préoccupation pour la protection des jeunes contre une exposition excessive aux écrans se renforce, une étude menée par l’Université d’Adélaïde suggère qu’une utilisation équilibrée des réseaux sociaux pourrait avoir des effets bénéfiques.

Une recherche récemment publiée dans JAMA Pediatrics établit un « point idéal » pour l’utilisation des réseaux sociaux par les adolescents, notant qu’une utilisation modérée (jusqu’à 12,5 heures par semaine) est associée à un bien-être positif.

Cependant, les chercheurs soulignent que tant un usage excessif que l’absence totale d’interactions sur les réseaux sociaux sont liés à une dégradation du bien-être.

La relation entre l’utilisation des médias sociaux et le bien-être des adolescents est complexe, variant selon l’âge et le sexe. Il est important de ne pas considérer cette question de manière binaire.

Pour les filles, une utilisation modérée des réseaux sociaux est associée à un meilleur bien-être durant leurs années intermédiaires (12 à 15 ans). Inversement, les garçons qui évitent les réseaux sociaux en vieillissant risquent un déclin de leur bien-être.

Durant les premières années, l’absence d’interactions sur les réseaux sociaux n’affecte pas réellement le bien-être des enfants, car leurs interactions hors ligne satisfont suffisamment leurs besoins sociaux. Toutefois, en milieu d’adolescence, les réseaux sociaux deviennent essentiels pour établir des liens entre pairs et exprimer son identité.

Les meilleurs résultats en matière de bien-être concernent les adolescents ayant une interaction modérée avec les réseaux sociaux. Ces jeunes sont plus enclins à exprimer un bien-être positif, par rapport à ceux ayant un usage extrême.

« C’est un paradoxe : un usage des réseaux sociaux ni trop faible ni trop élevé est le meilleur pour le bien-être des adolescents. »

Cette étude a analysé les données de plus de 100 000 enfants et adolescents australiens, de la 4ème à la 12ème classe, sur trois ans (2019-2022), scrutant comment le temps passé sur les réseaux sociaux se relie au bonheur, à la satisfaction de vie, à la régulation émotionnelle et à d’autres indicateurs clés de bien-être.

Bon à savoir

  • L’étude a surveillé l’état émotionnel d’adolescents de 4ème à 12ème sur trois ans.
  • Les adolescents utilisant les réseaux sociaux peuvent ressentir des sentiments de tristesse ou d’inquiétude, surtout en cas d’excès.
  • Une approche de modération est souvent plus efficace qu’une interdiction totale, intégrant des conseils sur une utilisation saine des réseaux sociaux.
  • Les résultats varient entre les sexes : l’usage des réseaux sociaux peut avoir des impacts différents selon les garçons et les filles.

Nous devrions reconsidérer notre approche face aux influenceurs, qui guident notre rapport aux réseaux. Plutôt que de dresser un mur face à ces outils numériques, il serait judicieux d’accompagner les jeunes dans leur découverte de ces espaces. Les influenceurs peuvent jouer un rôle déterminant dans la création de normes saines autour de l’utilisation des réseaux sociaux, sensibilisant la jeunesse à l’équilibre d’une utilisation consciente et enrichissante des outils numériques.


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