Titre : La Malaisie se prépare à protéger les jeunes des dangers d’Internet
PETALING JAYA – La Malaisie prend des mesures significatives pour interdire l’accès des aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans et resserrer les contrôles de contenu pour les adolescents de moins de 18 ans. Ceci fait partie d’une série de lois qui sont actuellement en préparation sous l’égide de l’Online Safety Act 2025 (Loi 866).
Le ministre de la Communication a récemment déclaré que la Malaysian Communications and Multimedia Commission (MCMC) est à l’œuvre pour élaborer ces règlements, en mettant l’accent sur la protection des enfants en ligne et l’assurance d’un contenu adapté à leur âge.
« Selon ces lois subsidiaires, les fournisseurs de services doivent rendre leurs plateformes inaccessibles aux utilisateurs de moins de 16 ans, et le contenu diffusé aux jeunes de moins de 18 ans doit correspondre à leur âge », a-t-il expliqué dans une réponse écrite au Parlement.
Il a également mentionné que les prestataires de services en ligne devront proposer des outils de contrôle parental efficaces conformes aux directives communautaires ou aux conditions d’utilisation. Afin de garantir leur responsabilité, ils devront élaborer un plan de sécurité en ligne détaillant leur conformité aux exigences de la Loi.
L’initiative du gouvernement constitue une approche globale pour réguler les contenus nuisibles en ligne et protéger les groupes vulnérables, en particulier les enfants et les adolescents. Parmi ces mesures, on trouve l’imposition d’exigences de licence pour les fournisseurs de services de messagerie Internet et de médias sociaux, leur demandant ainsi d’obtenir la licence de fournisseur de services d’application de classe (ASP(C)) sous la Loi sur les communications et le multimédia de 1998 (Loi 588).
Il a mis en lumière que ces dispositions garantissent que les fournisseurs sont responsables de la régulation du contenu et de la gestion des algorithmes. La MCMC a également publié un Code de pratiques, précisant les responsabilités des fournisseurs de messagerie et de médias sociaux, comme l’implémentation de fonctionnalités de vérification de l’âge, l’offre de paramètres parentaux efficaces et le renforcement des outils de sécurité pour les jeunes utilisateurs.
En réponse à une question sur la possibilité d’introduire des lois interdisant l’utilisation des plateformes de médias sociaux aux moins de 16 ans, il a confirmé que les fournisseurs devront soumettre un plan de sécurité en ligne.
« MCMC explore également des méthodes concrètes pour vérifier l’âge et l’identité des utilisateurs sur les plateformes en ligne. », a-t-il ajouté.
Conscients que la sécurité en ligne ne repose pas uniquement sur le gouvernement, il a annoncé le lancement de la campagne Internet Selamat (KIS) en janvier, visant à sensibiliser le public à la sécurité sur Internet, en particulier parmi les enfants et les familles. La campagne aborde des thèmes variés comme les limites d’âge pour l’utilisation des médias sociaux, le cyberharcèlement, le contenu nuisible, les empreintes numériques et la vérification des faits.
Il a réaffirmé que cette initiative vise à créer un environnement en ligne plus sûr et à prévenir que les enfants ne deviennent les victimes de crimes sur Internet.
Bon à savoir
- La Malaisie vise à renforcer la régulation des contenus en ligne pour protéger les jeunes utilisateurs.
- L’Online Safety Act 2025 entrera en vigueur le 1er janvier 2026.
- Le Code de pratique de la MCMC détaille les responsabilités des fournisseurs de médias sociaux.
- La campagne Internet Selamat sensibilise aux enjeux de sécurité en ligne, y compris le cyberharcèlement et les risques liés aux réseaux sociaux.
En conclusion, cette initiative de la Malaisie soulève une réflexion majeure sur le rôle des influenceurs dans l’espace numérique. Alors que les jeunes sont de plus en plus exposés à des contenus variés, souvent sans filtre, la responsabilité de ces figures publiques devient cruciale. Comment doivent-elles agir pour soutenir un usage sain et éclairé des réseaux sociaux ? C’est un débat passionnant et nécessaire pour l’avenir de notre société connectée.

